2014 Gignac Autrement Christophe DE PIETRO

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Conseil Municipal du mardi 05 novembre 2019

publié le 11/11/2019

Après l’appel, seront notées par la secrétaire de séance, les absences de Mesdames Acchab et Cuntigh, de Messieurs Tur et Pernin. Tous avaient donné procuration sauf Monsieur Tur excusé par Monsieur Amiraty.

Monsieur le maire précisera en début de séance que compte tenu des inondations sur notre commune le week-end dernier, un point d’information sera fait en fin de conseil et que l’ensemble des élus pourra s’exprimer.

Deux délibérations à l’ordre du jour ont été soumises à l’approbation des élus, Vous en trouverez le détail ci-dessous.

Le compte rendu du dernier conseil du 15 octobre 2019 a été approuvé à l’unanimité, le compte rendu du conseil municipal du 17 octobre 2019 n’ayant peut-être pas encore été rédigé ?

Après lecture des décisions du maire qui ne font pas l’objet de vote, les délibérations seront ensuite soumises à l’approbation des élus. Notons dans ces décisions qu’une ligne de trésorerie interactive a été ouverte pour 1.000.000,00 d’euros.

La délibération n°2 concernait l’Elaboration du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) – Avis de la commune sur l’approbation du PLUi.

M.le Maire m’ayant donné la parole, je ferai part de mon inquiétude sur la fiabilité des approches, et, surtout, des études nécessaires liées à la modification de ce PLUi,  compte tenu de ce que nous avons vécu sur la commune le week-end dernier. Nous en reparlerons en fin de conseil au moment du point d’information annoncé.

Vote POUR de la majorité, votre CONTRE de notre groupe GA et Abstention du groupe RN.

 

La délibération n° 3 concernait l’acquisition d’une parcelle pour réaliser un parc de stationnement paysager avenue de la Pousaraque.

S’agissant de faciliter le développement des commerces de Laure en offrant des places de stationnement supplémentaires,

Vote POUR à l’unanimité.

 

Point sur les inondations des 02 et 03 novembre 2019 sur notre commune.

Le maire remerciera l’ensemble des acteurs qui se sont mobilisés cette nuit-là, les pompiers, les services techniques municipaux, le CCAS, les femmes de ménages, les ATSEM, les bénévoles, etc… afin d’apporter le meilleur soutien possible en pareille circonstance.  Avec l’annonce de l’ouverture d’une cellule de crise pendant cette période de pluie intense, il précisera que la commune a d’ores et déjà demandé le classement de cet événement en état de catastrophe naturelle. Le maire donnera ensuite la parole aux élus ; assorti d’un ton et  sourire sardoniques : « mesdames, messieurs, allez-y, sortez les banderilles ! » comme pour s’offrir tel un taureau dans l’arène aux invectives et reproches en tout genre de l’opposition !!!

Pour ma part, j’aurais souhaité obtenir une copie de mon intervention par le sténotypiste dans l’optique de ne pas en rajouter et surtout de ne pas oublier d’éléments importants. Malgré son engagement, en fin de conseil, à me le faire parvenir pour vendredi dernier, le document ne m’étant pas parvenu, je veux croire que seule sa charge de travail l’en a empêché.

Surpris par l’amertume ressortant de l’introduction de M. le Maire, j’ai fait part de mon étonnement devant cette petite provocation laissant supposer que l’opposition pourrait tirer une quelconque « jubilation » voire un profit électoraliste, des événements catastrophiques du week-end.

Nos pensées et réactions étant d’abord dirigées vers celles et ceux qui en ont souffert, j’ai préféré considérer qu’il s’agissait là d’une « plaisanterie aigre douce » ce qu’il a confirmé en acquiesçant de la tête et en prononçant un « bien sûr » dubitatif.

En introduction j’ai fait référence à l’article du journal « La Provence » du dimanche 3 novembre, dans lequel le maire se disait « effondré par l’ampleur des dégâts et que c’était une catastrophe sans pareil sur Gignac la Nerthe. De mémoire de Gignacais, on n’aurait jamais vu cela ».

Et pourtant, la ville avait connu bien pire !!! Effectivement, rien de tel depuis sa venue sur notre commune en 2008, seulement ; Il ne pouvait donc pas avoir en mémoire cet antécédent.  Il est donc regrettable que les « vrais » anciens Gignacais n’aient pas été consultés, et même pour certains, pas écoutés.

J’ai ensuite retracé l’histoire de notre commune,  rappelant  l’époque où la nationale n’existait pas encore au Rond-point des Granettes ; On traversait la commune via la rue de la République. Seul, un chemin reliait  le quartier de La Mousseline au quartier des Granettes,  au  travers d’un marécage couvert de joncs (comme on peut encore en apercevoir  sur ce secteur. Il n’était pas rare à l’époque de faire cette traversée dans la boue !

Pour revenir à l’année 1972, la commune comportant environ 3200 habitants seulement, et les terres absorbaient à l’époque,  plus facilement qu’aujourd’hui une partie des eaux de pluies. Ce 10 octobre 1972, des pluies diluviennes ce sont abattues sur notre commune à partir de 10h, ainsi que sur les communes alentours. Notre cave avait été inondée avec pas moins de 50 cm d’eau et je me revois encore, à peine âgé de 10 ans,  aider mon Père à mettre en hauteur tout ce qui pouvait l’être,  tandis qu’il démontait le brûleur de notre chaudière pour le « sauver ».

L’ensemble de la rue de la République avait été traversé par les eaux perpendiculairement à celle-ci ; On pouvait y  retrouver  nombre d’aliments,  en provenance du magasin « COOP » inondé,  qui se retrouvaient entassés dans la rue.

Aucun des autres commerces n’avaient été épargnés, pas plus que les maisons du village.

Et de rappeler également :

  • Que le quartier des Granettes s’était retrouvé sous environ 1,30 m d’eau, que des habitants avaient été secourus en barque et que la ville avait dû héberger plusieurs familles dans l’urgence, à cette même période.
  • Que la récente catastrophe était donc largement prévisible pour ce qui concerne à minima la nouvelle résidence de La Mousseline. En effet depuis 2014, j’ai alerté lors de plusieurs conseils municipaux, chaque fois qu’une délibération traitait de ce quartier, qu’il fallait mettre en œuvre des mesures prenant en compte le risque d’inondation très important de ce secteur, qui était systématiquement inondé lors des orages ou fortes pluies.
  • Que lors de la modification n°3 du PLU, le risque d’inondation sur le haut de cette parcelle était en « Aléa Fort » – Risque de submersion marine et que : « le commissaire enquêteur avait proposé la suppression d’emplacements réservés au Quartier La Mousseline …. En revanche la commune souhaite réserver des emplacements comme à l’entrée de ville … ».
  • Le journal La Provence du 07 décembre 2013 relatait bien cette suppression ! Voir cet article par le lien suivant –>27-La Pvce du 07 12 2013
  • Qu’il fallait prévoir les puisards en conséquence avec des pompes normales et secours, et,  idéalement un groupe électrogène car les coupures d’électricité vous accompagnent souvent dans votre malheur et seul des moteurs thermiques peuvent vous sauver ou tout du moins limiter les dégâts.
  • Que les Gignacais avaient pu constater lors de la réalisation des fouilles de cette résidence, que la source coulait en abondance ! L’entreprise s’était alors acharnée à pomper l’eau et à colmater cette source en plein été !
  • N’oublions pas les platanes centenaires, arrachés et débités sur site !!!
  • Que l’entrée de l’immeuble située dans l’angle du rond-point est plus basse que le niveau du rond-point. Par conséquent l’eau s’écoulerait toujours au point le plus bas et que la cage d’escaliers, l’ascenseur et les caves ne pourraient qu’être systématiquement inondés : Comment a-t-on fait pour réaliser, permettez-moi cet écart de langage, une telle connerie ?
  • Entrée Rondpoint
  • Que j’avais encore récemment rappelé lors du dernier conseil en date du 17 octobre 2019 (délibération n° 7) : Question traitant du «  Transfert des voies et espaces communs de l’ensemble immobilier de la SCCV « Gignac Mousseline » dans le domaine public et signature d’une convention anticipée de jouissance desdits voies et espaces communs » Que le transfert anticipé au profit de la commune présentait des risques en matière de responsabilité, les ouvrages n’étant pas encore totalement achevés compte tenu des futurs travaux envisagés par la Métropole. Que j’avais alerté  également  sur le fil d’eau de la porte d’entrée du bâtiment situé dans l’angle du rond-point, qui est  inférieur au niveau de l’enrobé du rond-point, quand on m’avait rétorqué :

« Tout a été prévu par les techniciens de la métropole, et les autres » …..  Alors qu’il était clair qu’en cas de fortes pluies ou d’orage, l’eau se dirigerait inexorablement vers le point le plus bas, à savoir l’entrée de cet immeuble et ses caves.  Je reviendrai une fois de plus sur  les importantes inondations sur la commune dans les années 70 avec 1,30 mètre d’eau aux Granettes et de conclure : … Souhaitons-nous de ne pas revivre pareilles inondations !!! (vote POUR de la majorité et du groupe RN, Abstention de notre groupe GA).

  • Que la responsabilité du maire était, de ce fait, engagée sur le sinistre de La Mousseline !!!

 

A Monsieur le maire m’interrogeant une nouvelle fois, sur mon action en tant qu’élu de l’ancienne majorité, (Bientôt douze ans en arrière !!!). Surprenant alors qu’il est au pouvoir depuis 2008 ( ?), j’ai pu exposer ce qu’étaient les projets pour Puccetti  avant son élection:

« Il n’était prévu aucune construction, en connaissance de cause. Mais un Parc Municipal, agrémenté  de fontaines et de jeux d’eau afin de profiter pleinement de l’aubaine de bénéficier de la source naturelle qui traverse cette parcelle, avec une réserve foncière pour la création d’un bassin de rétention ! ».

Monsieur le maire rebondira alors sur la création de La Viguière et Ménage Neuf ! Sa méconnaissance de l’histoire de Gignac,  là encore, l’a égaré puisque ces constructions datent de l’ère CERBONI !! Cela n’efface en rien la responsabilité de l’équipe actuelle !!

Mes nombreuse mises en garde, mes alertes, le non-respect des avis des Gignacais connaissant l’historique de la commune auraient pu éviter les ennuis aux nouveaux acquéreurs (deux inondations en à peine deux semaines !).

S’en suivra une présentation sur écran par le Directeur Général des Services M. Royère, présentation en trois phases :

  • Les faits et actions menés tout au long du week-end catastrophe,
  • Ce qui a été fait en matière de pluvial par cette municipalité, évoquant les coûts conséquents de ces ouvrages, expliquant le côté politique « ingrat » de tels travaux qui coûtent très chers à la collectivité et qui ne se voient pas !
  • Les actions à mener pour les prochaines années, en expliquant que des travaux sont prévus dans le secteur des Granettes début décembre 2019, (pas de chance !!!)

Après la conclusion du maire,  je réclamerai à nouveau la parole afin de l’alerter  sur les emplacements réservés aux futurs commerces, sous les bâtiments de la résidence La Mousseline, souhaitant qu’ils  ne soient pas attribués tant qu’une solution pérenne pour le pluvial ne sera pas trouvée.  Imaginez le désastre de ces éventuels commerces, qui, s’ils avaient été installés auraient eu à minima 50 cm d’eau dans leurs locaux !

J’ai également suggéré qu’une étude soit menée pour la réalisation de travaux, grâce à la technique dite de « tir dirigé ». Cette technique consiste, à l’aide d’une machine hydraulique, à réaliser des réseaux de gaines souterrains, sans avoir à défoncer nos routes en ouvrant des tranchées, mais en guidant une tête foreuse par satellite qui emmène directement avec elle des gaines de sections diverses. Certes la technique est très onéreuse, mais compte tenu de ce que nous avons vécu, cette technique permettrait de s’affranchir pour partie de certaines inondations sur notre commune en tirant profit du tunnel du Rove qui la traverse. L’eau pourrait ainsi rejoindre directement le niveau de la mer sans aller surcharger la commune voisine. Cette contrainte liée à la présence du tunnel sur notre commune deviendrait ainsi un atout et permettrait d’engager quelques travaux de consolidation de celui-ci car n’oublions jamais que le risque d’effondrement de ce tunnel existe et est bien réel sur notre commune.

J’ai anticipé que cette idée serait jugée « fantasque, voire loufoque » et puisse paraître comme un délire du technicien que je suis avant tout. Mais cela est néanmoins une idée à ne pas écarter compte tenu des circonstances.

 

Clôture de ce conseil municipal vers 20h40